Ras le viol

Nous assistons depuis quelques semaines à une véritable libération de la parole des femmes. Grâce aux divers hashtags #metoo #balancetonporc les femmes partagent sur les réseaux sociaux leur histoire face au viol ou aux agression sexuelles.

C’est l’affaire Harvey Weinstein, célèbre producteur hollywoodien qui a agressé et violé des dizaines d’actrices toutes plus célèbres les unes que les autres, qui a permit aux femmes de prendre enfin la parole.

Tabous, caché, tue, l’omerta est le maître mot lorsque l’on aborde la question des agressions sexuelles. Il a fallut attendre que cette affaire soit révélée pour délier les langues et permettre enfin aux femmes de s’exprimer face à leur agresseur. C’est un véritable élan de solidarité internationale qui s’est déployé sur ces dernières semaines.

Ne plus avoir peur ou honte d’en parler, dénoncer, partager pour mieux guérir.

C’est à cette occasion que les femmes (mais pas que) ont décidés de se réunir le 29 octobre dernier sur la place de la République à Paris. Elles étaient plus de 2 000 femmes et hommes à protester pacifiquement, pancarte à la main.

Une ambience glaçante, des femmes portaient des pancartes avec les inscriptions « moi aussi j’ai été violé » ou « j’avais 17ans » ou encore « c’était un inconnu, le 12 mars ».

Ces événements nous rappellent avec terreur que les agressions sexuelles sont présentes chaque jours en France et dans le monde dans tous les milieux sociaux confondus.

N’oublions pas quelques chiffres: à la suite d’une étude publiée en 2016 par l’Institut national d’études démographiques (INED) environ 600 000 femmes seraient victimes de violences sexuelles chaque année. Cette enquête rapporte qu’une femme de moins de 35 ans sur vingt est chaque année agressée sexuellement. Ces chiffres alarmants ne reculent pas avec les années, au contraire, ce chiffre est en hausse en raison du manque de déclarations des victimes à la police: ce serait plusieurs millions de femmes qui seraient concernées.

Que ce soit dans le milieu professionnel ou dans le cercle familial (amis etc) beaucoup trop de femmes subissent des agressions sexuelles.

Nous avons constaté en discutant avec ses femmes qui se sont réunies sur la place de la République que toutes ont connu au moins une fois dans leur vie une agression sexuelle; que ce soit du harcèlement de rue, un homme qui se frotte à elles, des paroles, des gestes… Le plus terrifiant est que la plupart des femmes « vivent avec », avec le peu d’information et surtout le manque de prise de parole les femmes se taisent et « acceptent » sans se rendre vraiment compte que c’est un acte criminel et puni par la lois.

 

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