Algérie

Abdelaziz Bouteflika : l’Algérie face à la vacance du pouvoir

La nouvelle hospitalisation secrète en France d’Abdelaziz Bouteflika déchaine l’opposition algérienne face à cette vacance du pouvoir.
En parlant d’« institutions paralysées », de « menaces sur l’État », d’un pays « livré à l’anarchie », l’opposition algérienne se déchaine depuis qu’elle sait qu’Abdelaziz Bouteflika s’est une nouvelle fois fait hospitalisé en France, secrètement.

C’est ainsi que les anciens premiers ministres Ali Benflis, Mouloud Hamrouche, ou encore Soufiane Djilali s’interrogent qui qui gouverne l’Algérie lorsque le chef de l’État n’est pas là ? « Tout un système, composé de plusieurs pôles de décision composés du très influent Saïd Bouteflika, du chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, du général Médiene et les réseaux d’affaires suivent un consensus sur la ligne à suivre en matière de politique intérieure, étrangère et d’économie ». « «Il s’agit d’un système de gouvernement complexe […] Une élite dirigeante, dont l’essentiel de l’activité se déroule entre les formes constitutionnelles et des procédures complètement officieuses », explique le politologue Tarek Alaouache.

Comme le précise Fatiha Benabbou, constitutionnaliste et professeur de droit à l’université d’Alger, « Le seul habilité à gouverner est le président », ajoutant que « L’Algérie est un pays où le pouvoir reste plus fort que l’État ».

C’est ainsi que l’éditorialiste Saïd Djaffar admet que l’Algérie « avance en pilote automatique », « On se rend bien compte que le système expédie les affaires courantes ». Il précise tout de même que « L’absence de décision, l’absence d’impulsion donnée d’habitude par la présidence ne pèse pas trop », ajoutant que « La situation est inquiétante, l’Algérie est dans une impasse mais pour l’instant, l’argent du pétrole permet de fonctionner au minima ».

Pour le FLN, le parti d’Abdelaziz Bouteflika, « Les gens qui ont été nommés autour de lui n’ont aucun pouvoir de décision », ce qui explique pourquoi « La plupart des dossiers, dont la révision de la Constitution, un des grands chantiers du 4e mandat, est au point mort ! ».

Alors que l’Algérie aurait besoin d’aller de l’avant, la situation actuelle est que le pays se permet le luxe d’une paralysie alors qu’il est en pleine vacance du pouvoir.

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