Des vidéos particulièrement choquantes circulent ces derniers jours sur internet. Elles montrent des actes barbares des rebelles syriens circulaient lundi sur internet, suscitant l’indignation des ONG de défense des droits de l’Homme et de militants.
Trois vidéos présentant des actes particulièrement choquants de rebelles syriens ont été postées sur YouTube. Elles n’ont pu être ni authentifiées, ni datées, mais semblent avoir été tournées dans la région d’Alep.
L’un des documents montre une foule hurlant « Allah Akbar » (« Dieu est le plus grand ») en se rassemblant autour de plusieurs corps gisant sur la chaussée avant que trois autres victimes ne soient jetées du toit d’un bâtiment. « Ce sont les héros d’al-Bab qui sont dans le bâtiment de la Poste », assure le vidéaste alors que la foule crie « c’est un chabbih » (« un milicien pro-gouvernemental ») lorsque le premier corps est jeté dans le vide.
Dans la seconde vidéo amateur, un homme, les yeux bandés et les mains attachées dans le dos, essaie de résister alors qu’un groupe le force à s’allonger sur la chaussée. Les combattants lui crient « Assieds-toi » et l’un d’eux crie : « Je préfère qu’on le tue par balle » mais un autre lui rétorque : « Non, tais-toi ! ». Alors que des gens scandent « Allah Akbar », un homme apparaît avec un petit couteau et l’égorge. Son sang se répand sur la chaussée. « C’est le sort de tous les chabbiha et ceux qui soutiennent Bachar », assure le cameraman. Ce dernier ajoute « Hamdoulillah » (« louange à Dieu »).
Le troisième clip, tourné à Azaz dans la province d’Alep, montre un homme portant une barbe sorti d’une voiture avec les mains liées derrière le dos et jeté à terre. Un homme tire sur lui avec un pistolet et un autre l’achève au un fusil mitrailleur.
« Si ces vidéos sont authentifiées, ces atrocités portent atteinte à la révolution. Cela bénéficie au régime et aux ennemis de la révolution à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie », a déclaré M. Abdel Rahmane, président de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
D’autres militants favorables à la révolution se sont indignés. « Les rebelles d’Alep ont égorgé un chabbih et scandé Allah Akbar comme s’ils égorgeaient un animal », a dénoncé Massoud Akko, un activiste kurde fondateur de l’Association indépendante des journalistes syriens. « Quelle différence y a-t-il entre eux et un animal sauvage ? Au moins ce dernier ne tue que quand il a faim. Quelle différence y a-t-il entre eux et ceux qui tuent nos enfants, nos femmes et nos hommes ? C’est injustifiable », écrit-il sur Facebook.
Ces dernières semaines, des militants sur le terrain s’étaient inquiétés des violations des droits de l’Homme commises par les rebelles. D’ailleurs, régime et rebelles qui s’opposent depuis 17 mois en Syrie sont accusés de violations des droits de l’Homme et de meurtres.

