Euro 2012 : L’Espagne fait un triomphe au retour de ses héros

L’Espagne fait un triomphe au retour de ses héros
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C’est une Espagne euphorique qui a fait un accueil triomphal à la Roja, son équipe de football de légende rentrée d’Ukraine après avoir écrasé 4-0 dimanche l’Italie en finale de l’Euro 2012.

Iker Casillas, le capitaine et gardien de but, en maillot rouge, levant au ciel le précieux trophée, était le premier à sortir de l’avion qui venait de se poser sur l’aéroport de Madrid. Derrière lui, le sélectionneur national, Vicente del Bosque, suivi par toute l’équipe.

« Nous sommes contents, heureux du succès que nous avons remporté », a lancé Casillas. « C’était difficile et nous y sommes parvenus ». « Je crois que nous avons mérité ce titre », a ajouté le milieu de terrain Xabi Alonso. « Nous sommes très heureux et avons très envie d’arriver et de partager avec tout le monde ».

Les joueurs ont ensuite gagné le Palais de la Zarzuela pour être reçus en audience par le roi Juan Carlos. Un à un, ils ont salué le roi, sa fille aînée, l’infante Elena, le prince héritier Felipe et la princesse Letizia, ainsi que leurs deux petites filles, Sofia et Leonor, vêtues du maillot de la Roja.

Avant la photo de famille sur les marches du palais, Juan Carlos a rendu hommage « au travail », « à l’engagement » des joueurs, avec une mention spéciale pour Vicente del Bosque.

En ville, depuis la veille au soir, les supporteurs, fébriles, attendaient leurs champions. La marée humaine en rouge et or, les couleurs nationales, a envahi dans la soirée le centre de Madrid, dans la cacophonie des pétards, le hurlement des haut-parleurs, pour acclamer le bus à impériale transportant les joueurs, qui se frayait un chemin au ralenti, sur les avenues noires de monde.

Aux cris de « campeones campeones, ohé ohé ohé », la foule s’époumone lorsque s’approche le bus. Sur le toit, les stars de la Roja en maillot rouge saluent de la main, savourent la victoire. Les aficionados, drapés dans le drapeau espagnol, tendent les mains, comme pour toucher leurs idoles. Les parents hissent les enfants sur leurs épaules.

Sur la place de Cibeles, le point d’arrivée du parcours, certains profitent des lances à eau des pompiers pour se rafraîchir, dans la chaleur étouffante, autour de la statue de la déesse Cybèle qui porte, drapé sur ses épaules, le drapeau espagnol. C’est là qu’une scène géante a été montée, pour accueillir la fête de lundi soir.

La liesse populaire

« Cela n’arrive pas plus que tous les quatre ans. Pour les enfants, c’est un souvenir inoubliable », lance, juste après le passage du bus, Jaime Barea, 42 ans, accompagné d’une petite colonie de 14 enfants, les siens et ceux d’amis, tous vêtus du maillot rouge.
« Je suis au chômage et cela te libère un peu des tensions, cela t’évite de penser à si tu as du travail ou non », explique José, ancien employé du secteur transport, au chômage depuis mars.