Fort discret depuis la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac a réaffirmé mercredi qu’il n’excluait pas de réintégrer les rangs de l’UMP.
Dominique de Villepin, qui avait quitté le parti en 2011 pour fonder « République solidaire », n’a pu se présenter comme il le projetait à l’élection présidentielle faute des 500 parrainages d’élus nécessaires. Interrogé sur son intention de rejoindre les rangs du parti qui fut le sien, Dominique de Villepin a répondu : « Je me pose la question ».
Fort discret depuis la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai, il s’est dit prêt sur BFM TV et RMC Info « à parler avec tout le monde » au sein de sa famille politique, qui choisira son chef de file en novembre. Il a précisé avoir rencontré Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, et s’apprêter à voir Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin. « Est-ce qu’on peut jouer un rôle quand on a le sens de l’intérêt général et peu le sens de l’intérêt partisan ? », s’est-il interrogé. « J’ai envie de faire valoir un peu de bons sens et un peu d’exigence. Pourquoi pas au sein de l’UMP s’il y a la possibilité de s’y exprimer ? », a-t-il ajouté.
Dominique de Villepin a en outres récusé le débat en cours au sein de l’UMP sur « l’inventaire » des années Sarkozy, expliquant avoir « horreur de régler des comptes après la bataille ». « Il faut un peu de dignité dans la vie politique, soyons rassemblés ». « J’aurais souhaité que cet inventaire, il soit fait en marchant, tout au long des cinq années. Le gouvernement aurait mieux fait de réfléchir au jour le jour à ce qu’il faisait. Pour faire mieux », a-t- il commenté.
Farouche opposant de la « droitisation » amorcée dès 2010 par Nicolas Sarkozy avec le discours de Grenoble, il a estimé que sa campagne présidentielle avait montré « des dérives » et qu’une clarification s’avérait nécessaire vis-à-vis du Front national. « Je ne pense pas que le ni-ni, ni soutien au FN, ni soutien à la gauche, soit la bonne réponse. Le général de Gaulle, jusqu’à Jacques Chirac, avait clairement marqué l’exigence d’un front républicain », a-t-il souligné.

