Euro 2012 : Clash entre Hatim Ben Arfa et Samir Nasri ?

Euro 2012 : Clash entre Hatim Ben Arfa et Samir Nasri ?
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Après la défaite contre la Suède (0-2), Samir Nasri a été la cible de critiques internes alors qu’une vive altercation aurait opposé Hatem Ben Arfa à Laurent Blanc…

Mercredi, Laurent Blanc a reconnu en conférence de presse que « ça a été chaud. Après une défaite, on a le sang un peu chaud, ça fait partie d’un vestiaire. Alors, on s’est refroidis avec une bonne douche », a-t-il tenté de dédramatiser.

En réalité, à en croire Florent Malouda qui a lâché : « Ce que j’ai vu a quelque part réveillé en moi quelques démons », la reconstruction post-Afrique du Sud semble avoir volé en éclats dans le vestiaire français après la défaite contre la Suède (0-2).

Promu un temps capitaine sous l’ère Blanc avant la désignation de Lloris, Alou Diarra est l’une des voix écoutées dans le vestiaire.

Furieux du manque d’engagement et de motivation de ses coéquipiers, le Marseillais a reproché aux joueurs offensifs leur faible attrait pour les tâches défensives. Selon L’Equipe, le ton est alors monté avec Samir Nasri. Pas directement nommé, le milieu des Citizens a demandé à Diarra « d’au moins rester poli » dans ses déclarations.

A quelques sièges de là, Hatem Ben Arfa est en plein tête à tête avec son smartphone. Surpris par son désintérêt total de la situation, Laurent Blanc l’a interpellé avec ces mots : « Hatem, tu n’as qu’à appeler ta famille pendant que tu y es ! ». Toujours selon le quotidien sportif français, l’attaquant de Newcastle ne s’est pas démonté face au sélectionneur. Agacé de s’être fait sortir à l’heure de jeu, Ben Arfa a dégoupillé sa colère en expliquant que « d’autres joueurs ont été plus nuls que lui sur le terrain ».

Après les mots durs de Diarra, ceux de Ben Arfa piquent une nouvelle fois Samir Nasri dans son orgueil. Franck Ribéry tente alors de faire la police en incitant ses coéquipiers au calme. Moment choisi par Ben Arfa pour envoyer une nouvelle salve de « missiles ». Il propose alors à Laurent Blanc de le renvoyer chez lui si ses performances ne lui donnent pas satisfaction !

Karim Benzema en a également profité pour râler, jugeant ne jamais être servi dans les bonnes conditions. L’attaquant du Real Madrid court toujours après son premier but dans cet Euro.

Philippe Mexès a, lui, été ouvertement critiqué par Alain Boghossian, l’adjoint de Laurent Banc. La faute à un carton jaune inutile, récolté à 50 mètres de sa surface, et qui le privera du quart de finale samedi face à l’Espagne. Pour le défenseur du Milan AC, c’est la faute du milieu de terrain. Il a expliqué que « s’il avait été mieux protégé, il n’aurait pas eu besoin de faire une faute », écrit L’Équipe.

Est-ce que ces explications sont synonymes d’une fracture dans le groupe ? Auront-ils des répercussions pour le match contre l’Espagne ?