Les ministres des finances de la zone euro se retrouvent ce jeudi pour discuter de l’aide à apporter à l’Espagne, de sauvetage de la Grèce et de Chypre, la dernière victime en date de la crise.
A l’occasion de cette réunion de l’Eurogroupe qui se tiendra à Luxembourg à partir de 16h00, Madrid devrait demander officiellement l’aide de ses partenaires européen. Le montant de l’aide qui sera demandée, tout comme les détails de son exécution, sont très attendus par les marchés boursiers.
Toutefois, le gouvernement espagnol ne voulait pas faire sa demande avant la publication, prévue jeudi, d’un audit sur ses banques, afin de chiffrer ses besoins. L’Eurogroupe prévoit une aide pouvant atteindre 100 milliards d’euros, un montant record pour la zone euro.
Outre l’Espagne, la Grèce occupera aussi une large part des discussions. La formation d’un gouvernement sous la houlette du conservateur Antonis Samaras ouvre de nouvelles perspectives. Pour les Grecs, l’enjeu sera d’obtenir une révision du plan de rigueur négocié en échange de l’aide internationale. Mais si les Européens ont entrouvert la porte à un possible prolongement du délai donné au pays pour atteindre l’équilibre budgétaire, ils attendent aussi qu’Athènes respecte ses engagements. L’actuel président de la Banque nationale de Grèce (BNG), Vassilis Rapanos, pressenti pour occuper le poste de ministre des finances, devrait représenter son pays jeudi à Luxembourg.
Le sort de Chypre, qui s’apprête à présider l’Union européenne pour six mois, sera également à l’agenda. En effet, Nicosie prévoit de solliciter l’aide de la zone euro pour renflouer ses banques « probablement la semaine prochaine », selon une source diplomatique européenne, et souhaite qu’elle ne soit pas assortie de mesures d’austérité, sur le modèle espagnol. Chypre demandera aussi à la Russie entre 3 et 5 milliards d’euros de prêt dès cette semaine.

