Euro 2012 : Une nouvelle crise entre l'équipe de France et la presse ?

Laurent Blanc
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Après la grève de 2010 et les déboires de 2008, il semblerait que la presse française se cherche une nouvelle crise. Le geste de Samir Nasri n'a rien arrangé du tout…

Lundi à Donetsk, immédiatement après son but égalisateur (39ème) et les accolades de ses coéquipiers, Samir Nasri avait couru vers son banc et s'était clairement adressé à quelqu'un en tribunes en lâchant très distinctement selon les images de a télévision : un « Ferme ta gueule ! ».

Interrogé au terme de la rencontre, le joueur de Manchester City avait indiqué avoir visé le quotidien L'Equipe. « Des fois, il y a des réactions d'humeur qu'un joueur peut avoir », a-t-il expliqué. « Je ne regrette pas, je ne lis pas les journaux. Il faut dresser le bilan après la compétition. On fait tout pour déstabiliser l'équipe de France. Il faut la laisser travailler.

Cela ne me déstabilise pas car je ne lis pas la presse mais ma mère est souffrante et quand elle lit que son fils est bidon, c'est délicat. Il y a eu une réponse de ma part peut-être maladroite », a expliqué le buteur tricolore.

Agacement de Laurent Blanc

Face aux nombreuses questions concernant les insultes proférées par Samir Nasri après son but égalisateur contre l'Angleterre lundi, le sélectionneur de l'équipe de France Laurent Blanc s'est montré agacé mardi, indiquant que cela ne l'intéressait pas. « Cela ne m'intéresse pas ! Les réactions des joueurs sont personnelles. Si des garçons ont des problèmes avec des personnes et des médias, vous êtes de grands garçons et vous pouvez les régler entre vous. On ne peut pas maîtriser les réactions des joueurs, elles peuvent être inattendues », a déclaré Laurent Blanc lors de la conférence de presse.

« Cela fait partie du jeu, parce que ce jeu dure depuis beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps », a encore expliqué le sélectionneur sans plus de précisions, ajoutant seulement qu'il aura « une conversation » avec Nasri, qu'il n'a pas eu l'occasion de voir en soirée.

Interrogé une énième fois sur l'impact du geste de Nasri sur l'image des Bleus, Laurent Blanc a affiché un réel agacement. « Vous êtes bien gentils, je suis là pour parler de l'Ukraine et de l'Angleterre, le reste vous en parlerez à la personne concernée. J'ai dit ce que j'avais à dire, point. Je vous signale qu'il n'y a pas si longtemps un grand journal avait titré un éditorial fermez-la. Donc ça existe aussi chez vous », a-t-il lâché réellement agacé.