La ministre française de la Jeunesse et des sports Valérie Fourneyron a annoncé que « aucun membre du gouvernement ne sera présent aux matches en Ukraine » de l’Euro 2012.
Jeudi à Reims, juste avant la rencontre amicale de préparation entre la France et la Serbie, Valérie Fourneyron a annoncé la décision du gouvernement de ne pas aller en Ukraine. « Le Quai d’Orsay a informé dès hier (mercredi) le gouvernement ukrainien de cette situation », a-t-elle ajouté.
« C’est une position prise au regard de la préoccupation du respect des valeurs européennes et notamment à la lumière de la situation de Ioulia Timochenko », a-t-elle par ailleurs précisé.
C’est une annonce presque sans surprise car, lors d’une conférence de presse à Bruxelles à l’issue d’un sommet informel de l’UE, François Hollande avait déjà laissé sous-entendre le 24 mai dernier qu’il n’irait pas en Ukraine pour l’Euro 2012 car ce qu’il s’y passe est « un problème ». « J’aime beaucoup le football mais ce qui se passe en Ukraine est un problème », avait déclaré François Hollande sur ce sujet.
De son côté, Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football, avait affirmé le 25 mai qu’il se rendrait pour sa part en Ukraine durant l’Euro, « aux côtés des joueurs et du staff » de l’équipe de France.
Les relations entre l’Union Européenne et l’Ukraine sont actuellement empoisonnées par la détention de l’opposante et ancienne Première ministre Ioulia Timochenko, en attente de son procès en appel. Des responsables de plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, avaient déjà menacé de boycotter l’Ukraine en renonçant à se rendre aux matches de l’Euro.
L’opposante, qui purge déjà une peine de sept ans de prison pour abus de pouvoir, figure désormais comme témoin dans l’enquête sur le meurtre d’un député en 1996, a annoncé mercredi un procureur général.

