Pour la première fois depuis 1988, l’ex-opposante birmane s’est envolée pour la Thaïlande, première étape d’un périple qui doit l’emmener notamment en Europe pour y recevoir officiellement le Prix Nobel de la paix de 1991.
Cela faisait 24 ans qu’Aung San Suu Kyi n’avait plus quitté la Birmanie, soit parce qu’elle était assignée à résidence, soit parce qu’elle craignait de ne plus pouvoir rentrer dans son pays en cas de départ à l’étranger.
Signe que sa situation a énormément évolué, elle a pris l’avion mardi pour se rendre en Thaïlande, première étape d’un périple qui doit l’emmener prochainement dans différents pays.
Depuis la nomination d’un nouveau gouvernement élu l’an dernier, et son élection ainsi que celle d’autres membres de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), lors des législatives partielles du 1er avril dernier, Aung San Suu Kyi se sent désormais suffisamment libre pour voyager à l’étranger.
L’ex-opposante doit passer plusieurs jours en Thaïlande où elle est arrivée mardi soir. Elle reviendra ensuite brièvement dans son pays, avant de repartir à la mi-juin en Europe.
Elle doit notamment se rendre en Norvège pour accepter officiellement le prix Nobel de la paix qui lui a été décerné il y a 21 ans, en 1991, pour son combat en faveur de la démocratie en Birmanie.
Son périple européen doit aussi la conduire en Irlande et en Angleterre, pays qu’elle avait quitté en 1988 pour rendre visite à sa mère malade en Birmanie. Elle prévoit également de faire une étape à Paris, selon le ministère français des Affaires étrangères.

