Cette acquisition permet à Google non seulement de contrôler la fabrication d'appareils utilisant son système d'exploitation pour appareils portables Android, mais aussi de mettre la main sur quelque 17 000 brevets.
Le géant des logiciels internet Google est devenu mardi également un fabricant d'appareils électroniques après avoir finalisé l'acquisition du spécialiste des téléphones portables Motorola Mobility. L'opération a eu le feu vert des autorités américaines, européennes et chinoises.
Pour Google, c'est la plus grosse acquisition jamais réalisée. Elle est chiffrée à 12,9 milliards de dollars dans un document boursier publié en soirée.
Pour Motorola, c'est une page qui se tourne. Motorola avait déposé les premiers brevets de la téléphonie mobile dès les années 1970 et a longtemps été leader sur ce marché. Faute d'avoir su prendre le tournant des smartphones, il a failli sombrer. Après avoir tout misé sur Android, Motorola a progressivement refait surface à partir de 2008.
Certes le système Google fait également tourner des appareils Samsung ou HTC, entre autres, mais Motorola avait souvent la primeur pour les versions les plus récentes du système, en particulier pour sa tablette Xoom qui avait fait sensation lors de sa présentation en janvier 2011 au grand salon de l'électronique grand public à Las Vegas.
Larry Page, le directeur général et cofondateur de Google, a indiqué qu'il comptait sur cette acquisition pour créer « la prochaine génération d'appareils portables qui amélioreront notre vie durant de longues années ».
Pour Google, cette 'acquisition est aussi l’occasion de mettre la main sur plus de 17 000 brevets, dans un contexte où la propriété intellectuelle est devenue un champ de bataille pour les plus grands groupes technologiques du monde, qui s'en servent soit pour entraver l'innovation de leurs concurrents, soit pour en tirer des retombées financières pour leur propre compte. A ce jeu, Google est relativement démuni face à des géants plus anciens comme Microsoft ou Apple, ce qui l'avait poussé aussi à acquérir des lots de brevets, chez IBM par exemple.

