François Hollande : satisfait de son premier marathon diplomatique

François Hollande
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En quatre jours, de la Maison-Blanche au sommet du G8 à Camp David puis à celui de l'OTAN à Chicago, le nouveau chef de l’Etat français a multiplié les rendez-vous avec les « grands » de ce monde.

Pour son baptême du feu, le programme de François Hollande était d'une rare intensité. En quatre jours, de la Maison-Blanche au sommet du G8 à Camp David puis à celui de l'OTAN à Chicago, le nouveau président français a multiplié les rendez-vous avec les « grands » de la planète. L'occasion de poser les premiers jalons de son action diplomatique et, aussi, d'imposer un nouveau style.

A peine une semaine après son installation à l'Elysée, François Hollande est ressorti très satisfait de son premier marathon international aux Etats-Unis. Il y a largement volé la vedette aux autres dirigeants et il juge avoir pesé sur les débats.

François Hollande n'a pas caché sa satisfaction sur la tournure prise par les discussions à l'ordre du jour de son séjour américain. Il s'est attribué des succès sur des thèmes emblématiques de sa campagne. A Camp David, celui qui s'est engagé à imposer à la chancelière allemande Angela Merkel une renégociation du pacte de discipline budgétaire européen s'est réjoui que « la croissance a été le grand sujet de ce G8 ». « Je considère que le mandat qui m'a été confié par les Français a déjà été honoré », s'est-il vanté.

Autre motif de satisfaction français, le retrait des troupes françaises combattantes d'Afghanistan avant la fin de l'année 2012, soit deux ans avant l'échéance fixée par ses partenaires de l'OTAN.

Cet engagement a fait grincer pas mal de dents à Chicago, mais François Hollande juge avoir apporté les explications nécessaires, notamment en confirmant les engagements de la France en matière de formation des policiers et militaires après 2014, pour faire passer la pilule auprès de ses alliés.

Cette décision aurait pu causer «un malentendu entre la France et ses alliés, ça n'a pas été le cas», a-t-il noté. «Nous avons veillé à ce que la position de la France soit pleinement respectée et appliquée et, en même temps, j'ai veillé à ce que nos alliés (en) comprennent bien le sens».

Au final, François Hollande a jugé positivement ses premiers pas sur la scène internationale. « Il est très ferme sur ses positions et en même temps d'un abord facile », a jugé son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, « c'est un sans-faute ».