Maintenant que le vote est passé, que François Hollande a été désigné, il est plus facile d’analyser le comment du pourquoi de cette élection.
Ce qui marque le plus au surlendemain de cette élection présidentielle français, c’est le manque de commentaires. Mai 2012 n’est de loin pas mai 1981. « Ce n’est ni le grand soir, ni le grand saut. C’est un changement d’homme, de style, de majorité qui épouse aussi le rejet qui n’a cessé de coller au nom de Nicolas Sarkozy » estiment ceux qui considèrent cette élection non pas comme une victoire de la gauche, mais comme une volonté de changement.
Si François Mitterrand, son « maître », promettait de changer la vie, François Hollande ne laisse présager qu’un changement.
La majorité des électeurs a répondu positivement à l’appel au changement du candidat socialiste au terme d’une élection sans illusions, sans espérance. Les lendemains s’annoncent toujours aussi difficiles et, gauche ou droite au pouvoir, ce seront les efforts et les sacrifices, mots tabous durant la campagne, qui seront de rigueur.
Pour ce qui est de Nicolas Sarkozy, il aura su rester « grand » dans la défaite salue certains observateurs. Une chose est certaine, il ne laissera pas de souvenir impérissable car il ne laisse aucune trace majeure de son quinquennat : ni réforme fondamentale, ni bâtiment prestigieux, rien !

