Affaire Mohamed Merah : complot ou pas ?

Affaire Mohamed Merah : complot ou pas ?
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Surfant sur les doutes entourant le rôle joué par les services de renseignement français, les thèses du complot se développent.

En attendant des éclaircissements « officiels » sur l’affaire Mohamed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban, les spéculations vont bon train sur internet notamment. Alimenté par les informations de Zahia Mokhtari, l’avocate algérienne d’Abdelkader Merah, des doutes subsistent.

L’avocate affirme être en possession de deux vidéos de vingt minutes sur lesquelles le jeune homme clame son innocence et, par ailleurs, met en avant des preuves et témoignages « inexploités » par les enquêteurs selon elle.

A commencer par le témoignage de Martine, une femme qui expliquait avoir vu un tatouage sur le visage du tueur corpulent. Mohamed Merah ne présentait si tatouage facial, ni forte corpulence !
Une enfant prétend avoir aperçu les yeux bleus du tueur et son visage blanc… pas très ressemblant de nouveau !
Mais ce qui dérange le plus, ce sont les vidéos présentées par les médias ou sur internet. En les décortiquant en détails, il s’avère qu’une plaque minéralogique passe de CA-676 à OA-676, que le garde-boue change, … Ce qui donne légitimement le droit de penser à la théorie du complot !

Par ailleurs, pourquoi pour une « simple » tuerie, autant de consultants des services secrets se sont exprimés, qu’avaient-ils à voir avec l’enquête ? A moins que justement, ils étaient impliqués…
Alors, Mohamed Merah, surnommé le tueur au scooter, était-il un collaborateur de la DCRI ? L’a-t-on fait taire ?

Meurtres de l’Essonne : « trop » de ressemblances avec l’affaire Mohamed Merah

Est-ce que Yoni Palmier, le tueur en série présumé, a subit l’influence de Mohamed Merah pour perpétrer ses meurtres ?

Les forces de police qui s’occupent de résoudre l’affaire des meurtres en série dans l’Essonne essaie de déterminer dans quelle mesure les tueries de Toulouse et Montauban aurait pu influencer Yoni Palmier, le tueur en série présumé.

Les deux hommes ont utilisé un mode opératoire identique, même si la série de meurtres de l’Essonne a débuté avant les tueries de Mohamed Merah. Selon la chronologie des faits, Yoni Palmier aurait tué ses deux premières victimes avant que le tueur de Toulouse n’agisse, mais son troisième meurtre présumé est intervenu deux jours après les deux premiers meurtres du djihadiste. Ce dernier a ensuite perpétré la tuerie de l’école juive de Toulouse avant que le tueur de l’Essonne ne commette son dernier meurtre à Grigny.

A partir de l’ordinateur de Yoni Palmier, les enquêteurs ont pu déterminer que le meurtrier présumé de l’Essonne avait fréquemment consulté des sites en lien avec l’affaire Merah et avec les méthodes d’intervention du RAID. « Il s’était mis dans la tête qu’il allait finir comme Mohamed Merah, face au RAID » commente une source judiciaire.

Ce jeune homme, psychologiquement fragile, voue une véritable « fascination » pour les armes à feu. Cette passion l’a conduit à se rendre régulièrement chez des armuriers. « Il venait souvent, postait beaucoup de question et, surtout, gardait son casque ou sa cagoule de motard sur la tête dans le magasin. C’est grâce à ce comportement étrange que les enquêteurs ont pu le retrouver » précise une source proche de l’enquête.