Alors que les sondages n’ont pas été très performants au premier tour, qu’en sera-t-il au second ?
L’ensemble des sondages du premier tour, pour tous les instituts, ont surestimé Jean-Luc Mélenchon et sous-estimé Marine Le Pen. Alors que les premiers sondages sortent pour le second tour, quelle part de crédibilité peut leur être donnée.
A cela commence plutôt mal… 53% selon BVA, 56% selon CSA, 54% selon Harris et 54,5% selon IPSOS, tous les instituts donnent François Hollande gagnant du second tour contre Nicolas Sarkozy, mais entre 53% et 56%, l’écart est déjà conséquent !
Alors que les médias vont nous abreuver de sondages ces deux prochaines semaines, leurs divergences s’annoncent déjà problématique pour leurs crédibilités…
Présidentielles : la déception de Jean-Luc Mélenchon
Le Front de Gauche ne sera pas la troisième force politique de France.
Beaucoup d’observateurs considéraient que Jean-Luc Mélenchon serait le troisième homme du premier tour, derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy, et que son parti supplanterait le Front National. Que nenni, il termine quatrième avec 11,7% des voix, 7 points derrière Marine Le Pen.
Donné au coude-à-coude dans quasiment tous les sondages, le leader du Front de Gauche s’était donné pour mission de battre le Front National. Au soir du scrutin, c’est donc la déception qui prévaut.
Mais outre ce sentiment de défaite, Jean-Luc Mélenchon a appelé à une nouvelle mobilisation pour le second tour : « Je vous demande de ne pas traîner les pieds, comme s’il s’agissait de me faire gagner moi-même l’élection présidentielle, et d’assumer pleinement les responsabilités de ne pas voter pour Sarkozy ! » avant d’ajouter : « Le Front National tient le résultat final de cette élection entre ses mains ».
Présidentielles : la victoire de Marine Le Pen
Marine Le Pen peut savourer son score, elle a fait mieux que son père.
Selon les premiers résultats du premier tour des présidentielles 2012, la candidate du Front National a recueilli plus de 18% des suffrages, nettement mieux que les scores de son père Jean-Marie Le Pen réalisé en 2007 (10,44%) ou en 2002 (16,86%) alors qu’il avait atteint le second tour.
Pour Marine Le Pen, c’est un résultat spectaculaire, surtout que les instituts ne lui octroyaient pas un tel score. Dimanche soir, la candidate de l’extrême droite a préféré savourer son succès, qui est une victoire pour elle et son parti, plutôt que d’évoquer la perspective du second tour où les voix obtenues par son parti seront primordiales. Selon ses récentes affirmations, en cas de second tour entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, elle avait affirmé ne pas vouloir donner de consigne… à suivre.

