Renault : y aura-t-il un jour un projet en Algérie ?

La polémique suscitée en France par l’ouverture de l’usine de Tanger fait douter du projet algérien.

Il est clair que pour les multinationales, l’abaissement des coûts de production devient possible par une délocalisation de la production. C’est ce qu’a fait le groupe Renault en ouvrant en grande pompe sa toute nouvelle usine de Tanger. Malheureusement, avec la conjoncture actuelle, cette inauguration suscite une vive polémique en France, surtout à quelques semaines des prochaines présidentielles.

Dans ce contexte, les paroles de Carlos Ghosn, PDG de Renault, qui affirme que son projet en Algérie est virtuel et, qu’en plus, il ferait obstacle à un éventuel concurrent. Paraissent plus « compréhensibles ». Il est certain qu’elles offusquent l’Algérie qui voit dans ce projet une possibilité de croissance et d’emplois, mais il est aussi possible que ces paroles soient la résultante des polémiques afin de calmer le jeu et les tensions à l’encontre de la marque. Rien n’est simple dans ces propos.

Ce qui est sûr, c’est que l’inauguration de centre de production de Tanger a soulevé une belle indignation en France que même certains membres de l’UMP n’hésitent pas à reprendre. C’est ainsi que Christian Estrosi clament haut et fort : « C’est tout à fait insupportable voire scandaleux […] c’est un comportement amoral ». Il est vrai que le gouvernement était entré dans les capitaux en imposant aux constructeurs le maintien de la production en France.

Dans ce contexte, il est bien clairement impossible aux dirigeant de Renault de défendre le projet d’une nouvelle implantation en Algérie ou ailleurs face à une intention politique qui prône un retour au protectionnisme (l’Etat possède 15% du capital Renault). Pour le moment, il est obligatoire d’attendre l’échéance des présidentielles en mai et les élections des députés en juin, après, il faudra voir…


Il ya une différence entre le projet marocain et celui de l'algérie. le premier appartient à 100% à renault, alors que dans celui de l'algérie renault serait à 49%. la seconde différence est que l'usine de tanger ne produira que les low costs, c'est à dire l'entrée de gamme, voire le bas de gamme, alors qu'en algérie ça sera des gammes plutôt moyennes. Ceci dit il est à noter que renault sera en concurrence avec volkswagen qui est aussi sur le coup. et puis la troisième différence fondamentale est que la future usine de renault ou d'une autre marque sera destiné au grand marché algérien de 400 000 véhicules/an, alors que celui de tanger doit trouver et développer son marché .

Renault Twingo

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