Netvibes aurait été acheté par Dassault Systèmes pour 20 millions d’euros.
Dassault Systèmes, la filiale du groupe Dassault spécialisée dans l’édition de logiciels de virtualisation, vient de faire l’acquisition de la start-up Netvibes. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, mais le chiffre avancé par l’ancien codirigeant de Netvibes, Pierre Chappaz, est de 20 millions d’euros.
Alors que Netvibes ait été également approché par Google et eBay pour un éventuel rachat, c’est la filiale du groupe français qui décroche la timbale. Il est vrai qu’avec Coca-Cola, le département américain de l’Energie (DoE), les agences publicitaires Universal McCann et Digitas, le portefeuille de Netvibes est déjà bien étoffé pour une société créé en 2005.
Netvibes propose une plateforme d’analyse d’Internet en temps réel. Elle surveille, recense et analyse les flux d’informations diffusés sur le net afin de créer des tableaux de bord ce qui, avec les prochaines outils développé par la firme, devrait permettre de « prédire » ce qui va se passer sur la toile. La version gratuite permet à qui conque de surveiller et personnaliser toutes les informations qui l’intéressent alors qu’une version premium pour les entreprises ajoute des outils d’analyse sémantique.
Avec cette acquisition, Dassault Systèmes souhaite intégrer Netvibes à sa plateforme 3D Experience pour aider ses clients à révéler les informations critiques telles que l’opinion de leurs propres clients par exemple.
C’est Tariq Krim qui a créé Netvibes en 2005 sur le créneau des pages d’accueil personnalisables, puis l’entrepreneur a pris du recul en 2008 sur fond de divergences stratégiques. Le nouveau directeur général Freddy Mini délocalise alors le siège social à San Francisco tout en gardant les équipes techniques en France. En 7 ans, la société a levé 16 millions de dollars de fond et revendique 4 millions d’utilisateurs, dont 500 000 souscripteurs à la formule premium.