High-Tech

Google rejoint l’opposition

Les sociétés Internet, emmenées par Google sont en train d’utiliser leur influence web pour s’opposer aux mesures anti-piratage proposées par le Congrès américain afin de soutenir Hollywood, mesures qui encouragent notamment la censure et limite l’innovation.
Google, propriétaire de son très populaire moteur de recherche, se joint aux protestations de Wikipedia, et autres en ajoutant aujourd’hui sur sa page d’accueil un lien vers l’opposition au texte de la Chambre et du Senat. Comparativement, Google traite quotidiennement 400 million de requête alors que le SuperBowl a accaparé que 111 millions de téléspectateurs.

Rogan Kersh, un chercheur sur le lobbying dit en interview que les critiques publiques faites par Google, Twitter, Facebook sont en train de ralentir la mise en place des mesures anti-piratage supportée par les industries du divertissement. « Facebook et Google font partie de notre quotidien, et nous sommes demandeurs » ajout-il en précisant que les politiciens du Congrès veulent surtout pas être « du mauvais côté ».

Wikipédia, le site encyclopédique en ligne, va arrêter ses services anglophone durant 24 heures en signe de protestation. De son côté, Microsoft qui est aussi contre ce projet, ne parle pas d’un arrêt de ses services.

La loi sur l’arrêt de la piraterie en ligne actuellement traitée au Congrès, poussée par les industries de la musique et du cinéma, souhaite faire partager la responsabilité des pertes aux prestataires tels que Google qui fournissent accès aux matériels incriminé.

De son côté, Christopher Dodd, directeur de l’association américaine du cinéma, affirme dans un email que la grève annoncée est un abus de pouvoir de leur part. Il argumente que c’est pernicieux de vouloir arrêter intentionnellement une plateforme d’information uniquement pour défendre des intérêts personnel. De son côté, Ruppert Murdoch accuse Google d’être un leader de la piraterie et les accusant de partages des films gratuitement.

En opposition, la porte-parole de Google affirme que Google respecte les lois sur le copyright.

Politiquement parlant, le Senat a agendé au 24 janvier un vote pour déterminer si cela valait la peine de continuer à débattre de ce projet ou pas.

De son côté, la Maison Blanche reste relativement neutre en émetant quand même quelques doutes sur le projet, surtout à l’encore de l’encouragement à la censure qui n’a aucun rapport avec la cyber sécurité ou la structure d’Internet. Barack Obama lui soutient tant les industries hollywoodiennes que du web, souhaite qu’une ligne commune soit adoptée, surtout que ce sont deux contributeurs importants à son élection.

Thierry Michel « biladi.fr »

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