14 janvier 2011, Zine El-Abidine Ben Ali fuit en Arabie Saoudite.
Un an après, c’est l’armée tunisienne qui maintient le calme dans le pays. Mise à l’écart sous l’ancien régime au profit de la police, dorénavant c’est elle, omniprésente partout, qui garantit l’ordre en Tunisie.
Forte de 45 000 hommes, en permanence 70% de son effectif est mobilisé pour le maintien de l’ordre. Elle assure des patrouilles mixtes avec la police, mais surveille aussi les bâtiments officiels comme elle escorte les grandes récoltes de blé, de dattes ou d’olives, et assure la distribution du gaz. Moins prosaïquement, elle a garanti le bon déroulement du baccalauréat.
Durant la rébellion, l’armée était restée à l’écart, tant du pouvoir que du soulèvement. Car, cas unique dans les anale d’un pays en voie de développement, l’armée s’est toujours positionnée comme apolitique. C’est aussi une des raisons qui font que l’armée est aujourd’hui respectée par la population.
Cependant, une année après, les procès des responsables des personnes tuées durant la révolution tardent… Surtout que l’armée semble « coupable ». C’est peut-être pour cela que le général Amar va recevoir la famille des victimes de la révolution en marge des cérémonies officielles.