France

Pas de trêve des confiseurs pour les antinucléaires de Vaucluse (France)

Monstruosité nucléaire : Fukushima ça continue ! Les antinucléaires de Vaucluse (CAN84) ont mené au coeur de la cité des Papes d’Avignon, ce jour du 31 décembre 2011, une action « Ne pas oublier ». Tracts, dazibao, pétition, gerbe de fleurs, bougies mortuaires ont créé une scène animée antinucléaire devant les banques dont la plupart financent l’industrie de la mort. Une action pour faire connaître le combat de la population japonaise contre l’industrie nucléaire et l’obligation morale et sanitaire de mener, ici, en France ce même combat, comme partout ailleurs dans le monde.

Rappelant que jour et nuit, depuis plus de 250 jours, les installations nucléaires japonaises en perdition relâchent en quantité « astronomique » de la radioactivité mortelle dans l’atmosphère et dans les eaux, les militants du Collectif antinucléaire de Vaucluse ont engagé la discussion avec les passants.

Très vite, un parallèle était établit avec notre propre région, où jour et nuit, depuis plus de 11 000 jours, les installations nucléaires du Tricastin rejettent de la radioactivité mortelle dans l’atmosphère et dans les eaux. Idem pour les installations nucléaires civiles et militaires de Marcoule depuis 55 ans et celles de Cadarache depuis 52 ans.

Plusieurs personnes, atteintes de cancers de la thyroïde, ont témoigné qu’Il n’y a pas de dose de radioactivité anodine et sans effet sur la santé et le vivant.

A ce jour, et ce n’est pas fini, plus de 250 000 japonais et japonaises ont été expulsé-es de chez eux, ont tout perdu : maison, travail, lieu de vie, écoles des enfants, relations humaines, territoires, revenus, lieux de sépultures. C’est l’équivalent de la moitié de la population de Vaucluse.

Des milliers de familles survivantes sont toujours entassées à ce jour dans des espaces en cartons installés dans des gymnases. Des milliers d’enfants de tous âges portent jour et nuit autour de leur cou des compteurs de mesures de radioactivité leur indiquant les doses mortelles reçues heure après heure. S’ils survivent, ils en ont jusqu’à 60ans et plus. Des milliers d’ancien-ne-s demeurent prostré-e-s et hébété-e-s en attendant que mort radioactive accomplisse son oeuvre criminelle.

Leur combat contre le nucléaire est donc aussi le nôtre en France et en Provence : Solidarité ! Fukushima, Tchernobyl, Provence, même ennemi : même combat. Les militant-e-s antinucléaires ont réaffirmé leur refus de toute compromission avec le cime nucléaire civil et militaire, leur rejet de la mort nucléaire et leur exigence de l’arret immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire.

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